La résultante du déficit public français, tant au niveau de l’état que de la protection sociale, et dans une moindre mesure des collectivités territoriales, a eu comme résultat l’accroissement de la dette française au cours des années, avec une accélération particulière sur cette dernière décennie.
En effet on voit dans le tableau ci-dessous qu’à la fin de 2012 la dette a atteint le niveau de 90,5% du PIB français.
Evolution de la dette française |
(En Mds d’€) | |
Total déficit public 2012 |
-99 |
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Remboursement de la dette |
-96 |
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Besoin financier |
195 |
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(l’organisme gérant la dette de la sécurité sociale a de son côté également emprunté 40 Mds€) |
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Dette publique fin 2011 |
1739 |
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Dette publique fin 2012 |
1838 |
90,5% du PIB |
(= Etat + Collectivités territoriales + Sécurité sociale) |
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Historiquement les évolutions ont été les suivantes:
– De 33% au début du retour d’un gouvernement de gauche (Rocard) en 1988, elle atteint 40% lors du départ du dernier premier ministre socialiste (Bérégovoy).
– Sous la droite, de 1993 à 1996, elle monte jusqu’à 60%.
– Puis de nouveau, sous un gouvernement de gauche (Jospin) entre 1997 et 2001, grâce à un effort soutenu de réduction des déficits budgétaires, elle décroit légèrement pour retomber à 58%.
– De 2002 à 2007, sous Chirac, elle passe graduellement de 58% à 65%.
– Et enfin, sous le mandat de Sarkozy, elle grimpe, année après année, jusqu’à atteindre 90,5% du PIB en 2012. Au début de la crise de 2008-2009 nous étions déjà à 75% et, malgré la baisse du déficit entamée par Fillon et poursuivie par Ayrault, la dette publique de la France a continué sa progression. Elle devrait être, fin 2014 (projection), au-dessus de 95% du PIB.
On voit dans le tableau relatif à 2012, que chaque année il faut non seulement couvrir le déficit du budget de l’état mais aussi couvrir le financement du remboursement des tranches de la dette qui arrivent à terme. Donc c’est presque 200 Mds d’€ de nouveau financement qu’il a fallu rechercher fin 2012. On comprend les raisons du duel des politiques, de droite et de gauche, sur la capacité du nouveau gouvernement socialiste à rassurer la communauté internationale et à trouver des financements sur les marchés financiers.
On peut comparer le niveau de la dette publique à celui d’un ménage: l’état (état central, collectivités territoriales et sécurité sociale) qui avait un revenu d’environ 1038 Mds d’€ en 2012 avait en contrepartie une dette de 1838 Mds d’€ soit 1,8 fois son revenu annuel. Comparé à un ménage qui s’endetterait pour un bien immobilier ce niveau d’endettement est acceptable. Mais dans notre cas le déficit public ne repose pas seulement sur des investissements, mais principalement sur des frais de fonctionnement. Donc on est dans le cas du ménage qui vit au-dessus de ses moyens et qui s’enfonce inexorablement jusqu’au point de non retour.








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