Les jeunes issus de l’émigration cumulent un certain nombre d’handicaps, à savoir l’échec scolaire, le chômage et la discrimination.

Quelques chiffres en témoignent : L’INSEE a publié en 2012 (calculs France Stratégie) le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans en fonction de la zone d’origine de leurs parents.

Les résultats sont les suivants :

  • Sans ascendance migratoire directe : taux de chômage de 22%.
  • Descendants d’immigrés d’Europe : taux de chômage de 22,5%.
  • Descendants d’immigrés d’autres continents : taux de chômage de 28%.
  • Descendants d’immigrés d’Afrique : taux de chômage de 42%.

Les chiffres sont impressionnants mais aussi alarmants. Les jeunes descendants d’immigrés sont surreprésentés dans les quartiers défavorisés et concentrés dans un quart des établissements scolaires. Ils sont deux fois plus confrontés à l’échec scolaire, entrent deux fois moins en apprentissage, et leur taux de chômage est de 6 points plus élevé que les jeunes non issus de l’immigration, voire beaucoup plus (plus de 40%) si leurs parents sont originaires d’Afrique (Afrique noire ou Maghreb). Pour ces derniers 4 garçons sur 10 quittent l’école sans diplôme.

Quelles en sont les causes ?

Les inégalités sociales d’abord, mais, à caractéristiques sociales identiques, les descendants d’immigrés rencontrent plus d’obstacles dans leur parcours scolaire et professionnel ainsi que dans la recherche d’un logement. Ceci en grande partie en raison du capital culturel de leurs parents et d’une moindre insertion dans les réseaux professionnels. A cela s’ajoute les discriminations : un nom à consonance africaine ou maghrébine réduit les chances d’obtenir un logement locatif privé.

La fracture est tellement importante que l’on ne peut pas se contenter de cautériser les plaies. Il faut renforcer les politiques ciblées sur les territoires en difficulté, mais aussi innover.

Quelques unes des mesures applicables:

  • Construire des outils de soutien plus individualisés pour aider ceux qui cumulent les obstacles.
  • Fournir aux équipes éducatives les moyens financiers de leur autonomie (par exemple par le biais de bourses à l’innovation comme celles proposées par France Stratégie).
  • Inclure des clauses territoriales dans les investissements publics.
  • Faire de la place à l’apprentissage dans la fonction publique.
  • Mieux répartir le logement social, mais aussi faire piloter ce logement social par les intercommunalités, avec des taux plancher et plafond par commune, voire par quartier.
  • Faire reculer les discriminations en publiant, par exemple, les résultats des « testings » (envois de CV avec des noms d’origines différentes), et via des actions de groupe.

La tâche sera longue pour obtenir des résultats visibles… Mais si l’on veut diminuer cette fracture et réussir une intégration de tous les enfants, quelle que soit leur origine, dans la république a-t-on réellement le choix ?

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Bonjour, je m’appelle Christian!

Bienvenu sur mon blog qui a pour objectif d’explorer les sujets les plus importants, à mes yeux, pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Je suis aujourd’hui retraité mais j’ai occupé, tout au long de ma vie active, des postes de dirigeants dans plusieurs sociétés françaises et étrangères. Cela m’a permis de voyager dans le monde entier, de rencontrer des cultures différentes et d’être confronté à des modèles de pensée et des visions économiques différentes.

D’où l’idée de ce blog pour partager mes analyses et aller dans le détail de sujets qu’il nous faut maîtriser pour être un citoyen responsable et informé.